Innovation center, de la théorie à la pratique

18 mars 2019by HanaArchitecture et inspirations0

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Le discours sur la culture de l’innovation dans les entreprises est devenu un mantra. Les cabinets de conseil, des cercles de réflexion, des équipes de direction et même l’Etat planchent tous sur la question : » comment favoriser l’esprit d’innovation dans les structures qui grandissent ? »

Peut-on innover au sein d’une grande société où faut-il nécessairement passer par les pousses? Doit-on financer les micro- entreprises, les petites filiales ou procéder par la détection et l’intégration des start-ups ?
Nous n’allons pas aborder dans cet article le sujet au travers la taille, la culture, les montages financiers ou l’organisation humaine. Nous envisageons la question du point de vue de l’espace de travail.

Pouvons-nous favoriser les aménagements d’espaces favorables à l’innovation ?

Nous, qui élaborons des environnements de travail physiques, pouvons nous contribuer à l’innovation? Nous n’allons sans doute pas créer une culture d’innovation ex nihilo au sein des structures qui n’en n’ont pas. Soyons modestes. Mais nous pouvons au moins favoriser l’innovation là, où il y a un potentiel et une volonté.

Deux éléments nous intéressent particulièrement pour leur impact sur le processus d’innovation . Il s’agit des besoins des collaborateurs en matière d’autonomisation et de restauration de limites. Ces éléments se traduisent relativement facilement dans une vision spatiale des espaces de travail.

Il semble logique qu’une atmosphère de confiance qui encourage le partage des idées, la prise de décisions et l’audace professionnelle permet à chacun de donner le meilleur de lui-même. Ceci est la première condition d’innovation. Il s’agit donc de favoriser l’autonomisation et l’ouverture au partage libre des idées.
Inversement, des environnements bruyants, où il est difficile de se concentrer, où chacun lutte sans cesse contre un flot d’idées et de données est une menace non seulement pour la productivité mais aussi pour l’innovation. Nous devons donc également raisonner en terme d’instauration de limites, permettant de créer un espace propice à la réflexion et à la concentration.

Tout est toujours une question d’équilibre.

Les collaborateurs ont d’ailleurs des besoins qui oscillent entre l’envie de sécurité et d’ouverture, l’exigence d’autonomie et d’assistance, le désir de stabilité et de dynamisme et la volonté d’indépendance et de partage.

L’étude de Steelcase « Le centre d’innovation » dénombre trois éléments clés qui favorisent la culture d’innovation par l’aménagement d’espace de travail.

1. L’incubateur d’idées.

Il s’agit de la présence d’un lieu dédié, un véritable incubateur de nouvelles idées. Il est important de concevoir  un environnement protégé, des espaces et des zones où on peut réfléchir seul ou avec un groupe, tester les idées, débattre en groupes (à géométrie variable).

2.Des aménagements favorisant l’interaction.

Des aménagements qui favorisent la culture d’innovation facilitent aussi l’inspiration, donc la rencontre avec le travail d’autrui. Les aménagements doivent permettre d’entrer en contact avec des experts facilement, rendre le partage plus social, favoriser le hasard des rencontres imprévues, permettre l’appropriation d’un espace à une équipe pour la durée d’un projet. Il s’agit aussi de permettre un désordre de brainstorming et faciliter une atmosphère détendue et optimiste.

Ceci signifie entre autre de faciliter « la sortie des idées de la tête », donc de pouvoir les écrire, afficher, partager, triturer, mettre en pratique, présenter en vidéo…

3. Une connectivité locale et globale.

de nos jours, les équipes sont fréquemment disséminées sur plusieurs sites et même différents pays. Il est fondamental d’offrir des solutions de connectivités qui minimisent des disparités pour les équipes éloignées et disséminées.
Il s’agit de fluidifier les interactions en proposant des salles de réunions équipées d’outils de vidéoconférence, offrir des technologies simplifiant le partage. Il faut pouvoir accéder à la communication vidéo facilement tout au long de la journée, installer dans les salles équipées plusieurs écrans pour un meilleur partage de contenus et même installer les technologie vidéo qui permettent de se déplacer dans la pièce sans interrompre la communication.
Pour les équipes du même site, il importe de donner la flexibilité aux espaces avec des éléments mobiles, reconfigurables. Par exemple, en créant aussi de nombreux tableaux d’affichages pour mieux communiquer sur l’avancée du travail.

 

Les zones clefs à concevoir et à calibrer correctement.

Le hub social pour les rencontres informelles, les espaces de réunions pour un mode de collaboratif ou individuel sur site ou à distance, un centre de ressource pour faciliter l’accès aux technologies et les outils. Ensuite il faut des espaces nomades pour les collaborateurs en transition et des zones métiers comme des laboratoires, ateliers de modélisation, laboratoires d’essais, bibliothèques. Sans exclure des zones ‘résidents’ pour les collaborateurs ayant besoin un poste attribué avec la technologie nécessaire pour sa discipline.

Pour finir, il faut penser l’ensemble comme un écosystème d’espaces interdépendants, un environnement motivant où chaque zone peut être adaptée et évoluer.

Il est assez logique que cette démarche ne s’improvise pas.
Elle est adaptée non seulement aux entreprises, mais également à l’enseignement supérieur et la recherche.

 

Issu des éléments de Steelcase : Ideabook : le centre d’innovation : https://www.steelcase.com/content/uploads/sites/11/2018/08/15-E0000260_FR.pdf

 

Hana

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